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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 07:02
                             


                                                    


                                               



                                             Almeida , Municipalité avec 520,55 km² de aire  et 7 402 habitants 


                       


  Almeida est aujourd’hui une ville tranquille près de la frontière entre le Portugal et l’Espagne, entourée par un paysage bucolique plein de charme, où l’on respire l’air pur du plateau.


         
Cette notable place forte fut édifiée au XVIIè et XVIIIè siècles, autour d’un château médiéval, dans un lieu extrêmement important comme point de défense stratégique de la région, puisqu’il se trouve sur un plateau à environ 12 kms de la ligne frontière avec l’Espagne, définie par le Traité de Alcanices en 1297, date où Almeida devint portugaise.

Imagem:AlmeidaGate.jpg

Almeida est l’un des meilleurs exemples de fortification bastionnée existante au Portugal.  Cela se traduit par des murailles en pierre de taille entourées d’un vaste fossé qui rendaient difficile le passage des envahisseurs, des boulevards stratégiquement placés qui permettaient l’observation de tout le territoire alentour, trois portes ouvertes en tunnel et voûtées, de fausses portes pour tromper les envahisseurs, des prisons souterraines qui, dotées de tout le nécessaire à la survie en cas de guerre, pourraient servir d’abri à toute le population.


Almeida fut, tout au long des siècles, le théâtre de luttes, parmi lesquelles se distinguent les Guerres de la Restauration (XVIIè siècle), lorsque les espagnols furent définitivement écartés du trône du Portugal, et les invasions françaises au XIXè siècle lorsque les troupes napoléoniennes l’encerclèrent durant une longue période, le château et une partie de la muraille ayant alors été gravement détruits par l’explosion d’une énorme quantité de poudre emmagasinée dans les soutes à poudre, ce qui provoqua sa reddition.






À l’intérieur de la fortification, l’ensemble harmonieux de maisons, et les nombreux édifices religieux et civils éparpillés dans les rues étroites qui conservent l’atmosphère d’autres temps, méritent une visite
 




 

Murailles de la Place d’Almeida
Avec la forme d’un polygone régulier, les murailles, les bastions, les ravelins, les portes, les "cassamatas" et les fossés forment l’un des plus importants systèmes de fortification bastionnée.
La forteresse possède un périmètre de 2 500 m et l’aire totale de la place est de 6 500 m2.
Vue du ciel, cette ville fortifiée ressemble à une étoile de 12 pointes, qui est le nombre de bastions qui l’entourent.








Mais depuis 1296, année où le roi D. Dinis la prit d’assaut, jusqu’au XIXe siècle, cette pacifique ville historique fut un lieu de bataille et dut subir des sièges prolongés. Avec ses murailles et ses bastions, c’est l’une des plus intéressantes forteresses du monde, où est visible la technique de « l’hexagone » de Vauban, l’ingénieur militaire de Louis XIV.






Chaque angle du polygone est formé par un bastion en forme de lance et entre eux se dressent d’autres plus petits, les ravelins. Selon les tactiques militaires des XVIIe et XVIIIe siècles, cette configuration en étoile permettait un feu croisé. A certains endroits vous réussirez à apercevoir une bonne partie de cette étoile irrégulière de 12 pointes.




En 1810, le général français Masséna assiégea Almeida qui résista courageusement pendant 17 jours. Mais elle fut forcée à capituler quand, par maladresse, un soldat mit le feu au dépôt de munition, tuant près de 500 soldats de la garnison et détruisant le primitif château médiéval. Les conditions de la capitulation furent signées à la Casa da Guarda, aux portes de S. Francisco, où actuellement se trouve installé l’Office de Tourisme.






Même si vous n’êtes pas un spécialiste en techniques militaires, ne manquez pas une promenade originale le long des 2500 mètres du chemin de garde en haut des bastions, en suivant le trajet que les soldats parcouraient autrefois pendant leur tour de ronde.


Classé village historique, Almeida est un village fortifié  qui vu du ciel ressemble à une étoile de 12 branches, autant de branches que de boulevards et de ravelins qui entourent le lieu sur un périmètre de 2500 mètres.

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« Masséna était fortement constitué, infatigable, nuit et jour à cheval parmi les rochers et dans les montagnes. C'était le genre de guerre qu'il entendait spécialement. Il était décidé, brave, intrépide, plein d'ambition et d'amour-propre; son caractère distinctif était l'opiniâtreté; il n'était jamais découragé; il négligeait la discipline ; soignait mal l'administration, et, par cette raison, était peu aimé du soldat. Il faisait assez mal les dispositions d'une attaque. Sa conversation était peu intéressante ; mais au premier coup de canon, au milieu des boulets et des dangers, sa pensée acquérait de la force et de la clarté. Était-il battu, il recommençait comme s'il eût été vainqueur.  Il a sous ses ordres de Napoleon Bonaparte, où il fait preuve d'un courage à la limite de la témérité. « Général d'un rare courage et d'une ténacité si remarquable, dont le talent croissait par l'excès du péril, qui, vaincu, était toujours prêt à recommencer comme s'il eût été vainqueur.  Mémorial de Sainte-Hélène.) « Masséna était un homme d'un talent supérieur. Néanmoins, il faisait de mauvaises dispositions avant une bataille ; et ce n'était que lorsque les hommes tombaient de tous côtés qu'il commençait à agir avec le jugement qu'il aurait dû montrer auparavant. Au milieu des morts et des mourants, de la grêle de balles qui moissonnaient tout autour de lui, Masséna était toujours lui-même; il donnait ses ordres et faisait ses dispositions avec le plus grand sang-froid. Voilà la vera nobilità di sanque. On disait avec vérité de Masséna qu'il ne commençait à agir avec discernement, que lorsque la chance d'une bataille se déclarait contre lui. C'était néanmoins un grand pillard. Il était toujours de moitié avec les fournisseurs et les commissaires de l'armée. Je lui dis plusieurs fois que, s'il voulait cesser ses spéculations, je lui ferais présent de 800,000 francs ou d'un million ; mais il en avait tellement pris l'habitude, qu'il ne pouvait s'empêcher de se mêler de ces sales intrigues pécuniaires. Il était haï, pour cela, par les soldats, qui se révoltèrent plusieurs fois contre lui. Cependant, c'était un homme précieux, et il eût été un grand homme, si ces qualités n'eussent été obscurcies par le vice honteux de l'avarice. Envoyé au Portugal  en 1810,pour en chasser les Anglais, il échoua comme avaient échoué ,mais il faut dire que les forces qu'il commandait étaient fort inégales, qu'il manquait de munitions et qu'il fut mal secon
En 1810, il reçoit le commandement de l’Armée du Portugal. Le 9 juillet, après avoir pris Ciudad-Rodrigo (Espagne), il entre au Portugal et se heurte à Wellington, et à ses fortifications de Torres-Vedras le 27 juillet. Il s'empare d'Almeida le 29 août, à l'issue d'un terrible siège. Une fois encore, il tient, en attente de renforts qui ne viendront pas. Il est forcé de se retirer en 1811. Une fois encore, il connaît la disgrâce de Napoléon, peut-être cette fois pour ses nouvelles déprédations. Il ne connaîtra plus le champ de bataille.

Gouverneur militaire à Marseille, il reste en fonction à la première Restauration. Pendant les Cent-Jours, Masséna se rallie à l’Empereur. Commandant de la Garde nationale de Paris après Waterloo, il est vite démis de cette fonction par Louis XVIII. Il meurt deux ans plus tard, à 59 ans.

En 1810, il reçoit le commandement de l’Armée du Portugal. Le 9 juillet, après avoir pris Ciudad-Rodrigo (Espagne), il entre au Portugal et se heurte à Wellington, et à ses fortifications de Torres-Vedras le 27 juillet. Il s'empare d'Almeida le 29 août, à l'issue d'un terrible siège. Une fois encore, il tient, en attente de renforts qui ne viendront pas. Il est forcé de se retirer en 1811. Une fois encore, il connaît la disgrâce de Napoléon, peut-être cette fois pour ses nouvelles déprédations. Il ne connaîtra plus le champ de bataille.

Gouverneur militaire à Marseille, il reste en fonction à la première Restauration. Pendant les Cent-Jours, Masséna se rallie à l’Empereur. Commandant de la Garde nationale de Paris après Waterloo, il est vite démis de cette fonction par Louis XVIII. Il meurt deux ans plus tard, à 59 ans.


                                       MARECHAL MASSENA (1758-1817), DUC DE RIVOLI, PRINCE D’ESSLING



                                                           

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Published by le jardin du portugal
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